Son histoire

Histoire-DouvaineHISTOIRE DE DOUVAINE *(voir l’Inventaire du Patrimoine de la Commune de Douvaine)

Douvaine est occupé dès l’âge du bronze ; on y a trouvé une des plus importantes nécropoles du département.
À l’époque gallo-romaine, c’est vraisemblablement un bourg d’une certaine importance, qu’attestent de nombreuses découvertes.
Dès le XIème siècle, Douvaine fait partie du domaine des comtes de Genève, soit du Genevois.
La première mention de Douvaine apparaît en 1153 dans une bulle du pape Eugène III.
En 1536, les Bernois protestants envahissent le Chablais jusqu’à la Dranse.
La religion réformée est imposée, sans trop de difficulté. En 1547, Calvin vient, en personne, célébrer un mariage au château de Troches.
Suite à la mission de François de Sales, entre 1594 et 1598, la foi papale est progressivement rétablie en Chablais.
En 1602, à la demande des habitants de Loisin, leur paroisse est séparée de celle de Douvaine. Mais en 1608, leur réunion est nécessaire, car le curé n’a pas assez de ressources pour vivre. Il faut attendre 1803 pour que Loisin soit définitivement érigé en paroisse distincte.
À l’époque révolutionnaire, le canton de Douvaine fait partie du département du Léman, dont Genève est le chef-lieu. La population compte parmi les plus pauvres du Chablais : 69 pauvres pour 515 habitants.
En 1860, la Savoie est rattachée à la France.
En 1880, à la demande de certains électeurs, la commune est séparée en deux secteurs électoraux : Conches, Bachelard, le Bourg et Chilly d’une part, et Troches, Aubonne, Artangy et le Chef-lieu d’autre part. Ceci est abrogé en 1920.
La guerre de 1914- 1918, outre le drame humain, a eu de nombreuses conséquences sur le territoire. En effet, la mobilisation des jeunes hommes a entrainé une pénurie de main-d’œuvre avec de nombreuses difficultés au quotidien : travail agricole freiné, électricité coupée, manque de monnaie, de farine, fermeture de la frontière suisse, etc.
Au début de la seconde guerre mondiale, en 1939, 400 soldats français sont cantonnés à Douvaine. Puis arrivent les Italiens qui sont remplacés, fin 1942, par les Allemands.
En février 1944 ; Jean Genoud de Chilly, dit « Poupoule » est arrêté , conduit au Q.G. de la Gestapo, le Savoy-Léman à Thonon, il est fusillé. En mai une grande rafle a lieu sur le Bas-Chablais et Douvaine. Une cinquantaine de personnes est arrêtée dont Joseph Dorcier qui sera déporté à Dachau.
Au retour de la paix, on remarque un essor de la population dû à une commercialisation de la production agricole, tant laitière que céréalière.
Dans les années soixante, un premier atelier de décolletage voit le jour à Douvaine.
Une première zone industrielle suit aux Niollets. Une fonderie de 150 personnes, disparue aujourd’hui, est créée dans les années soixante-dix.
Les travailleurs frontaliers sont déjà nombreux à cette époque. On en dénombre 1222 en 2005, soit environ 50% des actifs de Douvaine.
    
Etymologie du nom

Diverses interprétations sont avancées quant à l’origine du nom de Douvaine. Dans plusieurs chartes on peut lire : Dovenos, Dogvenoz, Dovaine, en latin Dovenum, Doveni.
L’abbé Ducis, ancien archiviste du département, opte pour une provenance gaélique : Dovain(fosse), car une pièce d’eau se serait prés de Bachelard.

Voici une autre explication de l’origine de ce nom : « Outre les murailles et les tours ; la défense du bourg féodal de Douvaine était complétée par des fossés pleins d’eau en communication avec ceux du château de Troches(…).
Ces fossés ou douves suivaient le tracé des quatre routes larges qui entourent l’église et leur non ancien de douves a vraisemblablement formé le nom du bourg de Douvaine. »(Mémoires et documents de l’Académie chablaisienne)